Quand on parle de « matcha », la plupart des gens pensent à une seule boisson. Or au Japon, le matcha se prépare de deux façons radicalement différentes : le koicha et l'usucha. Voici tout ce qu'il faut savoir pour choisir la bonne préparation.
Deux préparations, deux mondes
L'usucha (薄茶, littéralement « thé fin ») et le koicha (濃茶, « thé épais ») sont les deux préparations codifiées du matcha dans la cérémonie du thé japonaise. Elles utilisent la même poudre de matcha, mais dans des proportions et avec une technique qui n'ont rien en commun.
Choisir entre les deux n'est pas une question de préférence personnelle : c'est une question de contexte, de grade et d'occasion. Un koicha bu comme un usucha serait imbuvable, et inversement.
L'usucha : le matcha du quotidien
Recette
- 2 g de matcha (environ 1 cuillère chashaku bombée)
- 70 ml d'eau à 80 °C
- Fouetter au chasen (fouet en bambou) en formant un « M » ou un « W » rapide pendant 15-20 secondes
- Résultat attendu : une mousse fine, uniforme, qui recouvre la surface
Texture et goût
L'usucha est léger, aérien, mousseux. Il se boit d'un trait ou en deux gorgées. Le goût est franc, végétal, avec une amertume modérée que la mousse adoucit.
Quand le boire
Au petit-déjeuner, en milieu de matinée, avant un effort intellectuel. C'est la préparation par défaut à la maison et dans les salons de thé. L'usucha est aussi celle qu'on sert en début de cérémonie du thé formelle.
Quels matchas utiliser
Tous les grades usucha : chez Marukyu-Koyamaen, Isuzu, Wako, Yugen. Vous pouvez aussi utiliser un koicha en usucha (ce serait juste dommage financièrement), mais l'inverse est très risqué.
Le koicha : le matcha des grands moments
Recette
- 4 g de matcha (le double d'un usucha)
- 30 ml d'eau à 80 °C (moins de la moitié)
- Malaxer lentement au chasen en cercles, sans battre — le geste ressemble davantage à mélanger une pâte qu'à fouetter
- Résultat attendu : une pâte fluide, brillante, uniforme, sans mousse
Texture et goût
Le koicha est épais, sirupeux, presque crémeux. Sa texture rappelle celle d'un chocolat fondu tiède. Le goût est intense, umami, avec une légère douceur naturelle et une longue finale. Un bon koicha n'est jamais amer — c'est justement le test du grade.
Quand le boire
Lors des cérémonies du thé formelles (chaji), pour marquer un moment important, ou tout simplement le week-end quand on veut prendre le temps de déguster. Un koicha se boit lentement, en trois gorgées, en prenant conscience de chaque nuance.
Quels matchas utiliser
Uniquement des matchas classés koicha par le producteur. Chez Marukyu-Koyamaen : Kinrin, Unkaku, Tenju. Un usucha d'entrée de gamme préparé en koicha sera insupportablement amer et astringent.
Tableau comparatif
| Critère | Usucha | Koicha |
|---|---|---|
| Matcha | 2 g | 4 g |
| Eau | 70 ml | 30 ml |
| Technique | Fouetter (M/W rapide) | Malaxer (cercles lents) |
| Résultat | Mousseux | Sirupeux, sans mousse |
| Goût | Frais, végétal | Intense, umami, long |
| Grade nécessaire | Tout usucha | Koicha uniquement |
| Occasion | Quotidien | Grand moment |
Progression conseillée
Si vous découvrez le matcha, commencez par maîtriser l'usucha avec un grade accessible comme l'Isuzu de Marukyu-Koyamaen. Il faut souvent 4 à 5 tentatives pour obtenir une belle mousse stable au chasen — c'est normal, la technique se travaille.
Une fois l'usucha maîtrisé, montez en gamme (Wako, puis Yugen) pour comprendre les nuances entre les grades. Ce n'est qu'ensuite qu'il est intéressant d'investir dans un koicha : votre palais aura les repères pour en apprécier la profondeur.
Notre sélection Japanity
Notre collection Marukyu-Koyamaen propose les deux univers : trois usucha (Isuzu, Wako, Yugen) pour votre progression quotidienne, et deux koicha (Kinrin, Unkaku) pour vos moments d'exception. Chaque fiche produit indique la préparation recommandée.
Envie de goûter la différence entre un usucha et un koicha ? Explorez la collection Marukyu-Koyamaen et faites votre choix par usage.


